AES : Le Burkina Faso renforce son contrôle sur les terres agricoles

Le 5 février 2025, le gouvernement burkinabè a franchi une étape décisive en adoptant un projet de loi ambitieux visant à réformer le système agraire et foncier du pays. Cette réforme, saluée comme un tournant majeur dans la gestion des terres, repose sur un principe fondamental : la terre appartienne désormais à l’État.

Cette démarche vise à garantir une gestion plus rigoureuse et équitable du foncier, un secteur clé pour le développement économique du pays. Les mesures phare de cette réforme incluent l’instauration de baux agricoles à long terme, permettant aux agriculteurs locaux de bénéficier d’une plus grande sécurité foncière.

Parallèlement, les droits coutumiers des communautés rurales seront officiellement reconnus, assurant ainsi une meilleure protection des pratiques ancestrales de gestion de la terre.

Le gouvernement entend ainsi renforcer le rôle de l’État en tant que régulateur central de ce secteur stratégique, tout en offrant aux populations locales un accès sécurisé à la terre, élément fondamental pour leur bien-être et leur prospérité à long terme.

Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de développement durable, visant à favoriser une gestion harmonieuse des terres agricoles, à éviter les dérives spéculatives et à renforcer la résilience des communautés face aux défis environnementaux.

Par cette réforme, le Burkina Faso entend se doter d’un cadre juridique solide pour accompagner son développement agricole et économique, dans le respect des principes de justice sociale et de souveraineté nationale.

Kwame Affora

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