Argentine: Les fournisseurs de services en cryptomonnaies sommés de s’enregistrer

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En Argentine, le gouvernement de Javier Milei oblige tous les fournisseurs de services en cryptomonnaies à s’enregistrer.

La nouvelle a été annoncée par la Commission nationale des valeurs mobilières (CNV) ce jour. Le gouvernement d’Argentine crée le statut de Prestataires de services sur actifs virtuels (PSAV). À l’inverse du PSAN français, il est obligatoire pour tous les acteurs, même particuliers, à partir du moment où des services sur actifs numériques sont fournis.

« L’objectif de ce règlement est d’identifier les personnes physiques et morales qui fournissent des services liés aux crypto-actifs dans le pays. »

La CNV explique qu’elle se conforme aux recommandations du Groupe d’action financière (GAFI), ainsi qu’à une révision de la loi sur le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Le président de la CNV, Roberto E Silva, a invité tous les acteurs à s’enregistrer :

« Nous commençons le processus d’enregistrement des fournisseurs de services d’actifs virtuels. Ceux qui ne sont pas enregistrés ne pourront pas opérer dans le pays. »

Plusieurs voix se sont élevées en Argentine pour critiquer la décision du gouvernement. Celle-ci traite en effet de facto le Bitcoin (BTC) et les autres cryptomonnaies comme des valeurs mobilières, qui sont sujettes à une surveillance accrue, et pas comme des espèces.

La mesure pourrait viser à satisfaire les exigences d’institutions internationales, selon certains. Elle peut surprendre venant de Javier Milei. Se décrivant comme anarcho-capitaliste, l’homme a fait campagne sur son dédain pour l’ingérence de l’État dans les affaires du peuple. Il avait notamment promis de se débarrasser de la Banque centrale du pays.

Pour rappel, l’Argentine fait face à une inflation record atteignant près de 280 %, exacerbant le taux de pauvreté de ses citoyens. Selon les chiffres récents, les Argentins se tournent désormais vers l’or, le dollar, le Bitcoin et d’autres cryptomonnaies afin de contrer la dévaluation massive du peso. La décision de la CNV montre donc qu’en termes de contrôle des capitaux, et des cryptomonnaies en particulier, le Vénézuéla est prêt à aller plus loin que d’autres économies.

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