Papouasie Nouvelle Guinée: Des émeutes font 16 morts/ le gouvernement décrète l’état d’urgence

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Les émeutes qui ont eu lieu ce mercredi 10 janvier 2024 dans les deux plus grandes villes de la Papouasie Nouvelle Guinée ont fait au moins 16 morts, selon les récents chiffres. Le premier ministre James Marape a déclaré ce jeudi l’état d’urgence dans la capitale, Port Moresby, pour dit-il lutter contre « l’anarchie ». L’armée a été déployée  pour maîtriser la situation.

Les émeutes ont éclaté ce mercredi en Papouasie Nouvelle Guinée, suite à une manifestation de fonctionnaires protestant contre des réductions de salaire. La police, les forces de défense et d’autres fonctionnaires ont manifesté devant le Parlement pour dénoncer leurs conditions salariales. Ils étaient des centaines, ces soldats, policiers et gardiens de prison qui protestaient contre des baisses inexpliquées de leurs salaires.

Profitant de cette grève, certains habitants ont mis le feu à des magasins et des entreprises dans la capitale Port Moresby, apprend-on de la chaîne australienne ABC News, relayée par plusieurs autres chaînes. Selon cette source, des foules en colère ont incendié des bâtiments et saccagé des magasins au cours d’une nuit de chaos et les violences ont ensuite gagné la ville de Lae, à quelque 300 kilomètres au nord. Dans les images captées par caméra, on peut voir  des pillards se précipitant dans les magasins à travers les vitres brisées, mettant des marchandises volées dans des cartons, des chariots de supermarché et des seaux en plastique. Plusieurs entreprises chinoises ont également été attaquées, ce qui a suscité des protestations de la part de Pékin, mercredi.

« L’absence de la police a entraîné des émeutes et des pillages dans certaines parties de notre ville », a indiqué le premier ministre, qui donna l’ordre  aux militaires d’aider la police à « rétablir l’ordre dans la ville ».

« Aujourd’hui, nous décrétons l’état d’urgence pendant 14 jours dans la capitale de notre pays », a annoncé Marape avant de préciser que plus de 1 000 soldats sont prêts à intervenir « là où cela serait nécessaire » en vertu du décret d’état urgence.

Les violences ont fait 9 morts à Port Moresby, tandis que sept autres victimes enregistrées à Lae, la deuxième plus grande ville de l’île. Le principal hôpital de Port Moresby dit avoir traité 25 personnes blessées par balle, ainsi que six autres présentant des lacérations causées par des « machettes ».

Avant de déclarer l’état d’urgence dans la capitale, le Premier ministre James Marape avait plus tôt présenté ses excuses au pays, mettant en garde que les explosions d' »anarchie » ne seraient « pas tolérées ».

Il est « regrettable que d’autres centres (régions) essaient de reproduire ce qui s’est passé à Port Moresby », a-t-il poursuivi. « C’est votre pays autant que le mien… Nous devons assumer notre appartenance à ce pays Enfreindre la loi ne permet pas d’obtenir certains objectifs », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

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